Offranville est un village d'environ 3500 habitants situé à coté de Dieppe en Seine-Maritime.Pour ceux que cela intérèssent voici un historique de la commune (source: fascicule édité par la mairie d'Offranville Tel: 0235854042 )

HISTORIQUE

A l'époque des rois Mérovingiens, le site d'Offranville est certainement habité.

Au VIIIe s., l a baronnie de Berneval (à l'est de Dieppe ) s'étend sur onzes villages aux noms latins; tous n'ont pas été identifiés dont celui que portait Offranville.

Le toponyme "OFFRANVILLE" provient après plusieurs mutations de WULFRAN : nom d'homme germanique et "ville", le domaine rural; le rapprochement d'un homme et de ville est très employé à l'époque romane, vers le Xe-XIe s. La plus ancienne citation connue :ULFRANVILLA date du XIe s.

 

Au cours du XIVe s, le vaste domaine de BERNEVAL, par échange, mariage et héritage, se trouve en possession de l'illustre famille de MONTMORENCY, puis les terres appartiennent aux ESTOUTEVILLE et au XVIe s , dépendent du duché de LONGUEVILLE.

Au XVIIIe s, plusieurs familles possédent des fiefs à OFFRANVILLE : les princes de MONACO, en héritage indirect des LONGUEVILLE, les FOURNIER, CHAUVIN, MANNEVILLE et quelques autres.

Devenu chef-lieu de canton, OFFRANVILLE se développe au XIXe s, entrainant la création d'une justice de paix, de petits commerces et artisans.

Les fermiers se partagent entre la culture des terres (aux mains de quelques familles nobles ou bourgeoises dieppoises) et le tissage pour les hommes, le filage pour les femmes; chaque ferme s'équipe d'un métier et d'un rouet.

En 1813, lors d'un séjour à Dieppe, la reine HORTENSE, accompagnées de ses 2 jeunes fils, dont le futur NAPOLEON III, est reçue au château des Marettes par le marquis Deschamps de BOISHEBERT, descendant des CHAUVIN.

Au XXe s , deux cassures freinent l'évolution de la commune: la guerre de 1914-1918 et la seconde guerre mondiale: la population est éprouvée par les bombardements de Juin 1940 et Août 1942; fin 1943, les premiers V1 tirés, avec plus ou moins de succès , de rampes installées sur les communes voisines, terminent leur trajectoire - pour quelques uns - dans les boqueteaux, inquiétant alors les villageois, ignorant cette nouvelle arme.

Depuis 25 ans, une politique de développement harmonieux favorise les activités commerciales, industrielles, sportives, culturelles, offrant ainsi aux habitants et aux touristes, tous les atouts d'une petite ville où il fait bon vivre.

Sur La route historique de l'ivoire et des épices, notre agréable commune posséde plusieurs monuments remarquables, à découvrir.

Mais assez d' histoire, maintenant un petit tour de village:

 

L'église et son If millénaire:

L'église, dédiée à St OUEN et St Barthélémy, elle remplace un édifice remontant à l'époque romaine. En grés, pierre de Caen et de Vernon, le monument a été construit à partir de 1484, pour être complétement achevé au début du XVIIe s; cette lenteur trouve son explication dans les guerres de religion, particulièrement dévastatrices en pays de Caux. L'église est élevée sur plan en forme de croix latine, mesure 40 m x 18m, comporte une nef avec ...

L'If:

L'if, prés de l'église agé d'environ 1100 ans, aurait été planté vers l'an 900, sous le règne de Charles III dit le simple, roi de France de 893 à 922, de la famille des carolingiens. C'est lui qui concéde le pays de Caux à Rollon, chef des Normands, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911.On pense que cet arbre a été planté dans le cimetière, près d'une église Carolingienne ou au début de l'époque romane, en architecture religieuse; à cette époque, l'If était censé combattre les miasmes qui pouvaient se dégager des corps ensevelis...

Le clocher:

La particularité du clocher est qu'il est vrillé et fait parti de l'association des clochers Tors d'Europe.Bati vers 1570 il culmine à 45 m. Cette fléche à 8 arêtes, est vrillées de la gauche vers la droite. Le vrillage est d'environ 1/8 e de tour.Sur les clochers tors répertoriés, 35 (France28, Belgique 7) 29 sont "tournant " à droite alors que seulement 6 sont dits "à gauche".Par contre, en Autriche, (7) et Suisse (3), ils ne tournent qu'à gauche !! Phénoméne accidentel ? Beaucoup de suppositions ont été émises: prédominance des rayons du soleil sur un coté ? un défaut aléatoire de construction ?Mais pourquoi cette forte proportion en faveur du sens anti-horaire ? Faudrait-il rechercher un traité de charpenterie de 1793 qui indiquait que le bois " a une propension à tourner à droite au séchage ".Ce serait pour contrer ce travail du bois que l'on préconnisait autrefois: "la coupe du bois se fait en arrière saison, dans le décours de la lune ".(Encyclopédie méthodique 1793).De même le dictionnaire des marins (1747) :"lorsque l'on prend des arbres dans le royaume de France, pour la construction des vaisseaux du roi, , pour leur mâture, on observe de faire couper les chênes en vieille lune et de les faire voyager en diligence (rapidement) en sorte qu'ils soient peu de temps exposés dans les forêts et dans l'eau douce."

 

L'église:

 

Le centre commercial.

 

Le centre de loisirs du Colombier

 

La maison du parc avec le musée Jacques Emile Blanche à l'étage.

 

Entrée du parc Williams FARCY

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